Le PQ mène; trois partis se disputent l’espace derrière lui
La dernière vague Léger, publiée le 3 octobre, place le PQ à 29 %, le PLQ à 25 %, le PCQ à 20 %, la CAQ à 14 % et Québec solidaire à 11 % parmi 892 électeurs décidés. Par rapport à la vague du 28 septembre, le PQ et le PLQ reculent chacun d’un point, le PCQ et QS gagnent chacun deux points, et la CAQ en perd deux.
PQ · 29 %
Parti québécois
Paul St-Pierre Plamondon
Variation : -1 point depuis le 28 septembre.
CAQ · 14 %
Coalition avenir Québec
Christine Fréchette
Variation : -2 points depuis le 28 septembre.
PLQ · 25 %
Parti libéral du Québec
Charles Milliard
Variation : -1 point depuis le 28 septembre.
PCQ · 20 %
Parti conservateur du Québec
Éric Duhaime
Variation : +2 points depuis le 28 septembre.
QS · 11 %
Québec solidaire
Ruba Ghazal
Variation : +2 points depuis le 28 septembre.
Léger constate aussi que 77 % des répondants souhaitent un changement de gouvernement. Chez les francophones, le PQ obtient 35 %, soit 16 points de plus que le PCQ. À la question du meilleur premier ministre, Paul St-Pierre Plamondon arrive à 25 %, Charles Milliard à 18 %, Éric Duhaime à 14 %, Christine Fréchette à 12 % et Ruba Ghazal à 8 %.
La prudence reste essentielle. Il s’agit d’un panel Web de 1 000 répondants, pondéré selon les principales caractéristiques démographiques. La marge de ±3,10 points est l’équivalent probabiliste indiqué par Léger; elle ne s’applique pas directement comme à un échantillon aléatoire.
Pallas confirme le PQ en tête, mais mesure autrement la course
L’enquête Pallas publiée le 28 septembre donne PQ 30 %, PLQ 23 %, CAQ 19 %, PCQ 17 % et QS 10 % parmi les électeurs décidés ou inclinés. Elle a été menée par téléphone automatisé les 25 et 26 septembre auprès de 1 192 adultes; sa marge annoncée est de ±2,8 points pour l’échantillon complet.
Les deux enquêtes ne doivent pas être moyennées mécaniquement : leurs terrains, modes de recrutement, dates et bases diffèrent. Elles convergent sur une avance provinciale du PQ et divergent surtout sur l’ordre et l’écart entre la CAQ et le PCQ.
Qc125 classe 18 circonscriptions comme pivots dans sa mise à jour du 3 octobre. Cette incertitude géographique explique pourquoi un pourcentage provincial ne se convertit pas directement en sièges. Le Québec élit 125 députés, circonscription par circonscription : aucun chiffre de cette page ne permet d’annoncer une majorité.
Les partis disent souvent comment; beaucoup moins souvent combien, quand et sous quel contrôle
Le registre actif couvre 58 engagements : 17 de la CAQ, 13 du PQ, 13 de Québec solidaire, 9 du PCQ et 6 du PLQ. Chaque fiche est examinée selon quatre critères identiques. Ce décompte porte sur les documents recensés par le site, pas sur l’intégralité des plateformes.
| Critère | Documenté | Partiel | Non précisé |
|---|---|---|---|
| Mécanisme | 54 | 4 | 0 |
| Coût et financement | 1 | 40 | 17 |
| Échéancier | 2 | 37 | 19 |
| Contrôle promis | 3 | 39 | 16 |
Le mécanisme est documenté dans 54 fiches sur 58. En revanche, le coût et le financement ne sont pleinement documentés que dans une fiche, l’échéancier dans deux, et le contrôle promis dans trois. La faiblesse commune de cette campagne n’est donc pas l’absence d’idées, mais l’insuffisance des chaînes d’exécution vérifiables.
« Non précisé » ne signifie pas impossible. Cela signifie que l’élément n’apparaît pas dans la pièce examinée. « Documenté » prouve ce qui est annoncé, pas ce qui sera réalisé. Le site ne transforme jamais ces critères en score de popularité ou en probabilité de réussite.
Cinq offres politiques, cinq tests d’exécution
Une avance réelle, pas un verdict
Le registre montre un éventail d’engagements en santé, famille, sécurité publique, itinérance, transport, finances et gouvernance numérique. La question nationale demeure un choix structurant. Les coûts détaillés, les étapes annuelles et les mécanismes de reddition restent souvent à compléter.
Les services et la prévention au centre
Les six fiches portent notamment sur les soins à domicile, la prévention en santé, le numérique, la forêt, l’équilibre budgétaire et les familles. Ce sous-ensemble plus petit ne permet pas de classer l’ensemble du programme; il permet seulement d’identifier les preuves encore nécessaires.
Une poussée tardive et un État à reconfigurer
Les engagements examinés privilégient l’entretien des infrastructures, les soins à domicile, l’autonomie régionale, l’agriculture et une réduction ou réorganisation de l’appareil public. Les hypothèses financières, la capacité de transition et les garanties procédurales seront déterminantes.
Le bilan du pouvoir face au désir de changement
Les dix-sept fiches couvrent entre autres le dépistage, la santé mentale des jeunes, les aînés, l’achat québécois, les infrastructures, les régions et la sécurité publique. Pour un parti sortant, l’électeur peut comparer les nouvelles promesses aux décisions et résultats déjà observables.
Une ambition élevée en logement et services publics
Les treize fiches touchent le logement social, l’itinérance, le climat, le transport collectif, les CPE, l’éducation, le communautaire et la cyberviolence. L’échelle des objectifs rend le financement, la main-d’œuvre, les délais et le suivi public particulièrement importants.
Le nombre de fiches n’est pas une note : il dépend des pièces repérées, suffisamment précises et vérifiables dans le périmètre du site. Comparer un parti exige aussi de lire son programme complet, son cadre financier et les pouvoirs réels du Québec.
Cinq questions valent mieux qu’un pronostic
- Direction : quelle orientation correspond le mieux à vos priorités — services publics, coût de la vie, économie, climat, autonomie ou souveraineté?
- Exécution : le parti nomme-t-il les responsables, le financement, le calendrier et les indicateurs?
- Arbitrages : que faudra-t-il réduire, reporter, taxer ou emprunter pour tenir les promesses?
- Circonscription : quel candidat vous représentera, au-delà du chef et du résultat provincial?
- Après le vote : quelles preuves accepterez-vous comme réalisation, retard ou abandon?
Les sondages décrivent la campagne; ils ne prescrivent pas un vote. Le rapport de force final dépendra de la participation, de la répartition locale des appuis et des choix faits dans chaque circonscription.
Les bureaux sont ouverts de 9 h 30 à 20 h
Élections Québec indique que 1,6 million d’électrices et d’électeurs, soit 25,59 % des personnes inscrites, ont déjà voté par anticipation du 25 septembre au 1er octobre. La participation anticipée dépassait ainsi celle de 2022, établie à 24,8 %.
Pour voter, apportez l’une des pièces acceptées : permis de conduire du Québec, carte d’assurance maladie, passeport canadien, certificat de statut d’Indien ou carte d’identité des Forces canadiennes. Vérifiez l’adresse de votre bureau sur l’avis reçu ou auprès d’Élections Québec.
Conserver la promesse, puis suivre la décision, le crédit, la livraison et le résultat
Après l’élection, le site attribuera les responsabilités au gouvernement et aux oppositions selon leurs pouvoirs. Chaque engagement conservera sa formulation, sa date et sa preuve d’origine. Les projets de loi, crédits, contrats, calendriers et résultats viendront ensuite compléter la chaîne.
Les statuts futurs distingueront : non commencé, engagé, en cours, réalisé avec preuve, partiellement réalisé, abandonné et invérifiable. « En retard » ne sera utilisé qu’après le dépassement d’une échéance précise. L’absence de données sera signalée sans être confondue avec un échec.
Quelle preuve devrait être exigée en premier?
Cadre financier, échéancier, cible régionale, effectifs nécessaires ou mécanisme de reddition : indiquez la pièce qui vous paraît prioritaire et, si possible, ajoutez une source vérifiable.
Lire le bilan complet et ses sources →
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